mardi 2 août 2016

Fahrenheit 451

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable.
Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.
TypeRoman.
Pages: 213.





Mon avis.



Un classique, un livre dystopie qui suit les traces de 1984 et que je comptais lire depuis des mois parce que je me disais… ben c'est quand même un classique de dystopie, tu ne peux pas ne pas le lire ! Mais j'avoue que j'y allais à reculons. J'avais lu 1984 et n'avais pas vraiment accroché, malgré un style très fort et très poignant. Aussi, je m'attendais au même style d'ouvrage.

Et c'est le cas. En partie seulement. Car Si cet ouvrage est ancien et que cela se sent, il est très axé sur les sentiments du personnage principal, ce qui est moins le cas dans 1984. De plus, il n'y a pas de fioritures, pas de perte de temps, pas d'analyses inutiles. On commence directement dans le cœur de la dystopie, avec notre héros qui rencontre très vite la personne qui va déclencher son questionnement sur son monde et surtout, son métier de pompier brûleur de livres.

Ceci dit, malgré ce début très prometteur et ce style simple, accessible et beau, la taille de l'ouvrage me faisait toujours peur. Je me demandais comment on pouvait raconter une histoire dystopique en 200 pages sans faire une fin à la 1984, qui frustre jusqu'au plus profond de son âme, voire qui énerve. Et ici, c'est différent ! OK ce n'est pas une dystopie de notre temps, clairement, mais cette fin, même si elle est en partie inachevée (prévisible), n'est pas frustrante pour un sou ! Au contraire ! Elle fait réfléchir, elle est ouverte, elle se suffit. C'est un livre pour faire réfléchir et il fait réfléchir, mais sans frustrer, sans énerver, avec une vraie histoire, un vrai personnage, une vraie tourmente, une vraie rebellion. En gros, j'étais sceptique mais j'ai adoré ! Tout simplement J

Seul défaut de l'ouvrage : ça va peut-être un peu trop vite par moments, car il est court, mais j'ai trouvé ça très normal et très logique dans le contexte. Ce livre n'a pour unique but que de faire réfléchir sur ce monde dystopique si effrayant et pourtant si proche de notre réalité.


En conclusion, nous voici en face d'un classique qu'on ne présente plus, dans un monde où les pompiers ont pour mission de brûler les livres. Notre héros en est un et on va découvrir avec lui le but de cet organisation, se remettre en question avec lui, se rebeller avec lui pour peut-être se trouver, au bout du chemin. Je n'étais pas sûre d'aimer, je l'ai longtemps repoussé en le comparant inconsciemment à 1984 que je n'avais pas trop aimé en termes d'histoire, mais j'avais tort. Cet ouvrage est humain, tout ce qu'il y a de plus humain. Et il a le mérite de faire réfléchir. Je le conseille, je l'aime, je vous demande de le lire J



Agréablement surprise !



Et vous ? 
L'avez-vous lu ? 
Qu'en avez-vous pensé ?

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